Französische Sommeruniversität
Frankreich-Zentrum der Universität Freiburg
in Zusammenarbeit mit
dem Centre Culturel Français Freiburg und dem Kommunalen Kino Freiburg
FRANZÖSISCHE SOMMERUNIVERSITÄT 2026
Français.es et Allemand.es
– une riche histoire de « Je t’aime... moi non plus... » –
vom 31. August bis 4. September 2026
© Reuters © Reuters
Weiterbildung in französischer Sprache und Kultur, mit erfahrenen französischen SprachlehrerInnen und SpezialistInnen aus renommierten Universitäten Frankreichs – das ist seit 1996 das Ziel der Französischen Sommeruniversität am Frankreich-Zentrum der Universität Freiburg. Unser Programm wird für alle an Frankreich Interessierten – unter anderem für Lehrkräfte, Studierende und SchülerInnen (ab Klasse 11) – sorgfältig gestaltet.
Die diesjährige Sommeruniversität widmet sich den reichen und bewegten Beziehungen zwischen Franzosen/Französinnen und Deutschen, im Bereich der Politik, aber auch und vor allem in den Bereichen des Kinos, der Literatur, des Sports, der Musik, des Tourismus, der Gastronomie, und bis hin zum Bereich der alltäglichen Umgangsformen und des interkulturellen Umgangs miteinander.
Présentation de la thématique de cette année
Novembre 2012 – le Premier Ministre français de l’époque, Jean-Marc Ayrault, effectue son tout premier voyage officiel à Berlin. Germaniste de formation et donc parfait germanophone, il insiste pour tenir sa conférence de presse partiellement en allemand, et évoque alors, devant le parterre de journalistes présents et Angela Merkel, tous interloqués, le « furchtbaren Austausch zwischen beiden Ländern ». Il voulait bien sûr parler du « fruchtbaren Austausch zwischen beiden Ländern ». Il n’empêche – cet amusant lapsus est révélateur des relations mouvementées entre nos deux peuples voisins, qu’unit une riche histoire de sentiments souvent contrastés. C’est à l’exploration de ces hauts et ces bas divers et variés que l’Université d’été française du Frankreich-Zentrum sera consacrée cette année.
Pour ce faire, nous délaisserons volontairement l’approche politique – la plus classique, et la plus connue. Ou plus exactement : nous aborderons les relations entre Français.es et Allemand.es dans le domaine politique comme un pan parmi de nombreux autres de ces relations – au même titre que les domaines du cinéma, de la littérature, du sport, de la musique, du tourisme, de la gastronomie, et jusqu'à celui des modes de vie et du contact interculturel au quotidien. Car ce fameux « Je t’aime... moi non plus... » de la chanson de Serge Gainsbourg – ne serait-ce pas, notamment, un parfait résumé de la relation légendaire, tumultueuse, entre l’acteur français Alain Delon et l’actrice allemande Romy Schneider ? Ou encore, pour prendre un exemple régional : l’expression ne définit-elle pas également d’excellente façon le rapport des Alsaciens et des Alsaciennes à l’Allemagne, ancien occupant, certes, mais dont ils et elles ne sauraient en même temps nier leur grande proximité, notamment linguistique, culturelle et architecturale ?
Les exemples de relations, certaines harmonieuses, d’autres houleuses, entre Français.es et Allemand.es sont donc légion. Pour les premières, que l’on pense encore, dans le domaine littéraire, à la grande amitié qui lia le poète allemand Rainer Maria Rilke et le sculpteur français Auguste Rodin ; dans le domaine musical, aux groupes franco-allemands Stereo Total et Irie Révoltés ; ou aux nombreux récipiendaires du Prix Adenauer-de Gaulle, qui récompense chaque année depuis 1989 des personnes ou des institutions incarnant l’amitié franco-allemande (les actrice et acteur Audrey Tautou et Daniel Brühl en 2004, l’OFAJ/DFJW en 2013, ...). A l’inverse, pas sûr que le footballeur français Patrick Battiston et le gardien de but allemand Harald Schumacher, qui mit k.o. son adversaire français dans un karambolage devenu légendaire, aient jamais eu envie, selon l’expression consacrée, de « passer leurs vacances ensemble »...
Du reste, et comme dans tout couple, la réciprocité des sentiments est dans ce fameux « couple franco-allemand » certainement loin d’être toujours parfaite. Ainsi, la France admire et envie depuis bien longtemps la solide santé et la discipline économique de son voisin ; l’inverse n’est à l’évidence pas vrai, et l’on tend davantage à se moquer gentiment outre-Rhin du goût bien français pour la grève ou pour toute autre sorte de protestation. Cela n’a néanmoins pas empêché 15 millions de touristes allemands de visiter la France en 2024 – un chiffre face auquel les 3,7 millions de touristes français qui se sont de leur côté rendus chez leurs « cousins germains » la même année font pâle figure... De même, si parmi les restaurants allemands les plus étoilés, une bonne moitié définit ouvertement sa cuisine comme du « classicisme français », imagine-t-on un instant qu’un restaurant français pourrait avoir l’idée de tenter de s’imposer parmi les plus respectables du pays en vantant sa « cuisine d’inspiration germanique » ?...
Plutôt que la « non-attention réciproque et bienveillante » que le philosophe Peter Sloterdijk voit au cœur des relations entre les deux pays depuis 1945, c’est donc une sorte d’entremêlement foisonnant de chaud et de froid que l’on y constate. Notre semaine annuelle de l’Université d’été française sera ainsi l’occasion de partir à la découverte – et de discuter, acteurs et actrices que nous sommes tous et toutes de ces relations – de certains de ces chauds et certains de ces froids.
Unser Anmeldeportal wird Mitte März freigeschaltet.
Für Fragen und Informationen wenden Sie sich bitte an:
sommeruni[at]fz.uni-freiburg.de
